La philosophie
du couteau

Le couteau est le premier outil que l’homme a façonné. Il constitue la prolongation de sa main. Il lui permet d’être plus adroit, plus habile et d’avoir plus de force.

Un objet ancestral

Un peu d’histoire

Les premiers couteaux étaient réalisés en silex ou en obsidienne. Ensuite, au fil des découvertes, la lame fut faite en cuivre, en bronze puis en fer et en acier.
Le couteau est aussi le premier objet transformé par l’homme pour devenir une arme. Arme d’attaque ou arme de défense, les deux vont malheureusement ensemble. Le couteau a rapidement fait partie des armes blanches pour le combat individuel au corps à corps. A côté de lui, il y avait les armes de jet et les armes d’hast. Les armes de jet se perfectionneront plus tard en adoptant la propulsion par explosion de la poudre à canon.
Ainsi, si le cheval est la plus noble conquête de l’homme, on pourrait dire que le couteau fut la conquête la plus utilitaire pour l’homme !

Couteau Inuit, Gupuk, Tuktoyaktuk area, Nunavut, Canada. Musée McCord Stewart, Montreal, Canada.

La technique

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Cherchant à améliorer l’usinage d’une lame afin d’augmenter ses capacités de robustesse et de polyvalence, un grand nombre de peuples découvrent alors la fabrication de l’acier damas ou acier damassé pour forger des armes blanches de grande qualité. Il s’agit des poignards en wootz du Moyen-Orient, des kriss indonésiens, des katanas japonais et des épées celtes et viking. Comme pour l’invention de la poudre noire, beaucoup de légendes existent quant aux noms des découvreurs et à l’année de la découverte.
Après un désamour de quelques siècles et une courte résurgence au XIXème siècle pour la réalisation de canons en damas roulé pour des armes de luxe, l’acier damassé a reconquis depuis les années 80, le public des collectionneurs et des usagers, que ce soit en « outdoor » ou dans la cuisine. L’esthétisme évident mais surtout les exceptionnelles qualités techniques ont séduit nombre d’artisans couteliers.

Dague antique avec une lame en damas

La réalisation

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C’est la raison pour laquelle Michel Braekman fabrique beaucoup de couteaux ayant une lame en acier damas. Il a opté pour la fabrication de la lame par abrasion de matière (en anglais « Stock removal »). Pour cela il utilise des aciers damas produits par les régions héritières des civilisations innovantes. Ses préférences vont vers les aciers scandinaves et japonais.

Couteau lame damas japonais, plaquettes dent d’hippopotame. Photo et collection personnelle
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Ses couteaux sont alors habillés par des matériaux de haute qualité :

Des aciers inoxydables pour les platines, les gardes, les mitres et les chevilles qui peuvent aussi être en laiton ou en maillechort. C’est d’ailleurs celui qui est appelé « nickel silver », l’argent du pauvre.

D’autres aciers inoxydables de qualité pour les ressorts et les leviers. La quincaillerie et les visseries qui sont réalisées par Michel Braekman sont, soit en acier inoxydable, soit en laiton comme les pivots dans l’horlogerie.

Les matériaux pour les manches et les plaquettes sont des loupes, des ronces et d’autres bois massifs de qualité, le plus souvent certifiés bois équitables pour les bois exotiques. Les bois indigènes sont acquis en favorisant le commerce local. Le plus souvent possible, Michel Braekman recherche des produits certifiés FSC (Forest Stewardship Council).

Lorsque c’est nécessaire, Michel Braekman stabilise ses bois lui-même en injectant sous vide une résine durcissable à base acrylique.

Les matériaux issus du monde animal sont aussi rassemblés dans le respect de l’écosystème naturel. Le mammouth est issu du commerce règlementé et l’ivoire d’éléphant est protégé par la certification CITES.

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